« Retour au blog de filmvs

Le film-que-je-pleure-trop-à-la-fin

Le film-que-je-pleure-trop-à-la-fin
Deux films devant lesquels j'ai toujours pleuré à la fin, d'aussi loin que remonte ma mémoire. Pourtant je les ai vu chacun plus de 5 ou 6 fois. En plus c'est toujours au même endroit. Mais je ne peux pas m'en empêcher c'est plus fort que moi. Le pire c'est que devant l'absurdité de la situation, je suis aussi mort de rire. Ca donne un résultat... "original". Bizarrement, deux films de science-fiction, deux films très longs et très lents, deux perfections de narration, et deux morales d'ouverture et de tolérance profondes (:-D), deux films mettant en scene des créatures étranges, deux monstres du cinéma aux commandes, j'ai nommé Abyss et E.T..
Il est dur de créer une quelconque confrontation entre les deux, tant la maîtrise du sujet est totale ; on ne peut à la rigueur, que les comparer.
Alors allons-y !
Spielberg comme à son habitude n'y va pas par quatre chemins, il met les pieds dans le plat dès le début et nous présente sa créature très vite au grand jour. C'est vite très gros, mais c'est Spielberg, et Spielberg nous fait pleurer sur une marionnette en plastique immobile la plupart du temps. C'est là tout son génie.
Cameron au contraire, la joue extrêmement fin. Ainsi, sur 3 heures de film, une seule (et encore... disons qu'on en entend parler au bout de deux heures) est consacrée aux "êtres". Les deux premières heures sont un délice de clostrophobie et de simulation de vie à plusieurs. Une dizaine de personnages (hauts en couleurs) sont enfermés dans un sous-marin coincé dans les profondeurs abyssales suite à une mission pour une boîte pétrolière. Cameron enfonce son film dans la société humaine, Spielberg lui recrée une société plus schématique, plus "conte de fées", plus adaptée à un récit.
E.T. est peut-être le meilleur des innombrables récits (tous de qualité exceptionnelle) de Steven. Spielberg est le Beatle du cinéma ! Le meilleur réalisateur de tous les temps de par la simplicité du résultat, il nous fait oublier que c'est quelque chose d'énorme qu'il est en train de nous faire avaler. Mais il a une légère tendance au mauvais goût (les "blagues" qui n'ont rien à faire là (pour certains de ses films se voulant plus sérieux), et une légère tendance à trop montrer : mais c'est son style). C'est dommage parce qu'il fait entrer un cube de 15 mêtres de côté dans un trou circulaire de 10 centimêtres (adeptes du symbolique s'abstenir), et il foire tout pour quelques fautes de goûts rajoutées et surfaites facilement évitables (il suffirait de ne pas les mettre !!!).
Abyss possède une très belle scene, celle de la chute d'un homme qui doit accomplir une mission, et qui bien sûr ne reviendra pas (tellement moins ridicule que une scene similaire de Armageddon ; enfin, les deux ne se comparent pas). C'est là qu'il rencontre la civilisation abyssale, qui lui montrera que la civilisation humaine n'est finalement rien à côté de ce que la nature pourrait déchaîner. C'est un très beau message, avec lequel je suis assez d'accord : il n'y a qu'une fois qu'on a perdu espoir que les grandes choses se révèlent à nous. J'aime ce film !
J'aime aussi E.T. : il est terrible pour moi d'essayer de les mettre face à face. Les deux m'emeuvent vraiment. L'un m'emeut pour son côté fin et "réel", l'autre pour la simplicité et son aspect conte de fées caricatural.

E.T. :
Note Subjective : 18/20
Note Subjectivement Objective : 19/20

Abyss :
Note Subjective : 18,5/20
Note Subjectivement Objective : 18,5/20 (une fin un peu too much)

(j'en ai plein le cul de ces histoires de notes, trop difficiles à mettre pour quelque chose d'aussi complet qu'un film : on ne peut pas le réduire à un nombre !!! Ne tenez pas compte de celles précédemment citées...)

Vainqueur probable : Si il y en un ça sera E.T., maintenant je souhaite franchement le match nul et je vais même dire que dans mon coeur Abyss a une longueur d'avance (comme ça tout le monde est content).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 14 août 2006 19:09
Modifié le jeudi 17 août 2006 14:42

« Article précédent : Le film-dilemme-de-ma-vie

Article suivant : Le film-le-plus-grand-de-tous-les-temps »