(NDLR: Il est conseillé d'écouter "Sympathy For The Devil" pour lire cet article dans le bon environnement)
A priori le match se résume vite à un chaos ecrasant de la part de Nicholson. Est-ce le plus grand acteur de tous les temps ? A la vue de Shining, comment hésiter une seconde ? En tous cas c'est semblerait-il la plus grande performance d'acting jamais réalisée. Sûrement aidée par l'oeil de Kubrick certes, mais même si Michael Bay avait filmé, le rendu aurait été fou. C'est le mot, FOU. Dans le mauvais sens du terme. Nicholson doît être fou pour devenir ce genre de personnage, si il ne l'est pas il l'est devenu. Mais avec ce qu'on sait de son enfance, je ne vois pas comment il peut ne pas être fou. Il a été élevé par sa grand-mère, croyant que c'était sa mère, qui elle-même se faisait passer pour sa soeur (histoire d'argent, de je ne sais quel honneur machiste ? Qui sait ? Lui ?). Il a l'oeil qui a des grandes dents, et qui prend au visage n'importe qui sur lequel son regard se pose. Dommage que sa carrière ne soit pas resté à ce niveau (ou même juste un peu plus bas, ce qui semble déjà plus probable).
Nicholson mort et enterré, il semblait difficile de revoir ce genre de choses avant... avant jamais : par manque de personnage comme Jack Torrance, par manque d'acteur dans un tel non-registre. C'est alors qu'un p'tit jeune fit sa percée. Le rôle de Patrick Bateman offrait une très belle opportunité, et elle fût saisie de manière définitive. Et plus encore. Bien moins timbré que le Master, mais sûrement beaucoup plus travailleur. Encore une fois, l'opposition génie/folie se pose comme la clé du systême. Un petit génie du nom de Bale, qui a une determination qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer (perdre 30kg pour jouer un rôle dans un petit film, et en reprendre 50 pour celui qui suit, ça tente quelqu'un ?) pour devenir le personnage. Seul regret : que American Psycho n'ait pas été dirigé par un réalisateur plus apte à ce genre de trip (même si il y a peu de choses à changer) (aucune en fait même).
Jack Torrance perd la tête à cause de la solitude. Bateman richissime golden-boy vit dans un monde à part sans repère, n'hésitant plus à tuer pour une carte de présentation.
Nicholson me manque, parce que les comédies sentimentales ça va cinq minutes, mais JACKOT MON JACKOT !!! BORDEL !!! Tu es Jack Torrance icône du cinéma, icône de la folie, icône d'un monde, le diable en personne et cela peu de gens peuvent y prétendre. Je t'attends tel le messie pour The Departed.
Quant à Bale... Il joue aux côtés de David Bowie et emballe Scarlett Johansson (femme la plus sexy du monde) dans The Prestige. Que faire après cela ? Se mettre une balle dans la tête ? Moi c'est ce que je ferais, mais lui va continuer, et dans peu de temps Marilyn se relèvera pour lui, donc il a raison de continuer. -clap clap- comme on dit.
Jack Torrance et Patrick Bateman sont dans un bateau...

